La chapelle de Sainte-Tréphine dépendait sous l'Ancien Régime de la fabrique de Stival et de la trêve de Malguenac.
Cette chapelle du XVe siècle, reconstruite dans la deuxième moitié du XVIIe siècle, a connu des aménagements intérieurs au début du XVIIIe siècle.
C'est de cette époque que date le lambris peint qui relate la vie de sainte Tréphine, au travers de neufs tableaux.
Cette sainte martyre, décapitée par son mari Conomor puis ressuscitée par saint Gildas, est invoquée pour les enfants malades ou tardant à marcher. Les tableaux, en forme de médaillons simples ou doubles, portés par des anges, intégrés à des éléments architecturaux ou entourés de feuillages d'acanthes, rinceaux et tentures, sont légendés par des cartouches à l'écriture malhabile.
Le traitement des personnages, quoique naïf, s'inspire directement de la peinture française de la deuxième moitié du XVIIe siècle et des travaux des ornemanistes.
Ce lambris est l'oeuvre de Jean- Baptiste Le Corre et de sa femme. Le Corre, maître-peintre à Pontivy, signait ses oeuvres Dupont. Il est l'auteur de plusieurs toiles de la chapelle Saint-Méléc à Lanouée et de la chapelle Notre-Dame du Bon-Secours à Rohan. On lui doit aussi le lambris de l'église Saint-Cornély à Carnac, daté de 1731.
DM