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La chapelle Saint Nicolas, de plan en croix latine, se compose d’une nef, d’un
transept
et d’un chœur à
chevet
plat. À l’extérieur, le portail occidental est constitué de baies
géminées, aux arcs en anse de panier, surmontées d’un
gâble
en accolade, encadrées de
pilastres
à
pinacles
et placées sous un
tympan
ajouré et un arc brisé avec
archivoltes.
L’ensemble est décoré de fleurons et de
crochets. Le clocheton est placé sur le pignon
ouest. Dans le mur sud de la nef s’ouvre une petite porte en
arc brisé
, avec
archivoltes,
aux décors de choux frisés et de crosses. Le bras sud du
transept
est percé d’une porte
en arc brisé à
archivoltes
et d’une fenêtre en tiers point avec fenestrage à fleur de lys.
Le chœur possède deux fenêtres en plein cintre. La sacristie est adossée aux murs nord
du chœur et est du
transept. Le bras nord du
transept
accueille une porte à
arc en anse
de panier sous un
gâble
en accolade et d’une baie à
arc en tiers
point. Les rampants
des pignons sont décorés de
crochets
. Aux angles de la chapelle se trouvent des contreforts
disposés en biais et surmontés de
pinacles.
À l’intérieur, la charpente de bois était couverte d’un lambris
(traditionnellement peint) qui laissait apparaître certaines pièces décorées :
les
sablières
- support de la charpente - les blochets - pièces de bois placées
perpendiculairement aux murs, dans lesquels se logent les jambettes -, les entraits -
poutres de forte section formant les pièces horizontales des fermes maîtresses -
et les abouts poinçons - pièces verticales imbriquées entre les deux arbalétriers et
la partie médiane de l’entrait retroussé. La chapelle a subi des remaniements comme
en témoignent les nombreuses baies aujourd’hui comblées. Un banc de pierre court le
long du mur à l’intérieur du bras sud du
transept.
CARACTERISTIQUES
Matériaux : granite
Couverture : ardoise, toit à longs pans, noue, pignon découvert
Structure : plan en croix latine, un vaisseau
Sablières -Chêne sculpté
1534
La sablière est, dans une charpente, une pièce de bois horizontale posée sur l’épaisseur du mur. En Bretagne, ces sablières sont sculptées dans de nombreux édifices religieux. C’est le cas pour cette chapelle, construite au début du XVIème siècle et couverte d’une voûte lambrissée aux entraits à têtes de crocodiles, motifs fréquents dans les édifices de cette époque.
Les sablières, datées de 1534, finement sculptées de rinceaux, d’animaux et de personnages sont l’œuvre de Jean Le Layec, charpentier de Moréac, auteur également de celles de la chapelle Saint-Nicodème, à quelques pas de là. Ces sablières étaient souvent l’occasion pour le seigneur fondateur d’y placer son blason, signe de sa prééminence ou pour le recteur, d’associer son nom à la réalisation de l’édifice.
Autrefois polychromes, elles recèlent un bestiaire fantastique au traitement naïf, parfois grossier. Hommes écartelés par des licornes, personnages sortant de la gueule d’un dragon, thèmes inspirés du roman de Renart et visages grimaçants, ces représentations sont l’expression d’une certaine culture profane et populaire.
DM
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