Au sommet d’une colline, le chevet de Saint-Jean embrasse un large
panorama. Cette chapelle fut rebâtie en 1892 par l’abbé Le Gleour.
L’ancienne était, dit-on, fissurée. Le choix architectural et
esthétique fut celui du néo-gothique.
Au cours du XIXe siècle, marqué
par la rupture de la Révolution, une renaissance de l’Eglise militante
confrontée à une société en voie de laïcisation, on choisit de
s’inspirer, parfois sans souffle, de l’époque considérée comme un des
sommets de l’art chrétien. A l’intérieur de la chapelle, la vaste nef
blanche souligne les chaudes couleurs des vitraux. Le XIXe siècle fut
le siècle de la redécouverte du vitrail. Les progrès de la chimie du
verre et le goût romantique pour le Moyen-Age permirent à de nombreux
ateliers de verriers tel celui de Champigneulle, auteur des verrières
de Saint-Jean, de donner une nouvelle vie à l’art du vitrail.