Saint Nicolas :

Patron des marins, des voyageurs, des filles à marier, des enfants, de la Russie et des apothicaires. Né en Asie Mineure en 270, il devient évêque, supporte les vexations du pouvoir envers la foi catholique, puis après la conversion de Constantin, il combat farouchement l'arianisme. Il serait mort en 343. Deux épisodes de sa légende sont célèbres. Il aurait sauvé de l'infamie de la prostitution trois jeunes filles nobles trop pauvres pour se marier en jetant par leurs fenêtres trois nuits de suite une bourse pleine d'écus. On dit également qu'il a regroupé et ressuscité trois enfants découpés et mis au saloir par un aubergiste peu scrupuleux. Il est représenté en évêque, avec trois bourses ou une ancre de marine.



Saint Thuriau :

Né dans l'évêché de Dol de haute lignée, il n'est pourtant pas envoyé à l'école et devient pâtre. Il s'enfuit pour aller visiter le tombeau de saint Samson à Dol et là, rencontre un clerc qui lui apprend les lettres et le chant. Il est ordonné prêtre, devint supérieur du couvent de Dol puis évêque. Il fait des miracles et s'éteint en 749. Il est imploré contre les incendies.



Saint Tugdual :

Fils du roi breton Hoël 1er, mort en Grande-Bretagne au VIème siècle, il retraverse la Manche pour évangéliser la " petite " Bretagne. Il est nommé 1er évêque de Tréguier par Childebert 1er en 552 et achève ainsi son ministère. Il est représenté avec les attributs épiscopaux.



Saint Nicodème :

Patron des porcs en Bretagne. Notable pharisien et membre du conseil des Juifs de Jérusalem, il assiste à la Passion et aide Joseph d'Arimatie à décrocher le corps du Christ supplicié, c'est pourquoi il porte souvent une tenaille et les trois clous.



Saint Isidore :

Patron des laboureurs et de la ville de Madrid. Pauvre laboureur, Isidore n'en était pas moins pieux et sage. Les anges l'assistaient dans son travail et Dieu exauçait ses prières. Il fit de nombreux miracles, comme rendre un enfant noyé à la vie ou multiplier le pain des pauvres. Il est représenté en costume du XVIIème siècle, portant une faucille et une gerbe de blé.



Saint Eloi :

Patron des orfèvres et des forgerons ainsi que des chevaux. Né en Limousin en 590, il est d'abord orfèvre et son talent lui vaut de travailler à la cour du roi Clotaire II, puis à celle de Dagobert qui en fait son conseiller. En 639, il devient prêtre puis évêque de Noyon. La légende stipule que le saint aurait couper la patte d'un cheval pour le ferrer plus à son aise, puis l'aurait remise en place sans difficulté. Il est représenté en évêque portant un marteau, une enclume ou un fer à cheval et souvent accompagné d'une tête ou d'une patte de cheval.




Saint Fiacre :

Patron des jardiniers et des cochers. D'origine irlandaise, Saint Fiacre aurait obtenu d'un évêque un terrain à Breuil pour y fonder un monastère, " tu auras tout le terrain que tu pourras entourer d'un fossé en une journée ". L'ermite trace alors un périmètre qui se creuse miraculeusement. Il plante un jardin dont les fruits nourrissent les pèlerins. Il est représenté en ermite ou en paysan avec une bêche et les évangiles.




Saint Noyale :

Princesse décidée à se consacrer à Dieu comme contemplative, Noyale se fâche avec son père quand celui-ci projette de la marier. Elle s'enfuit avec sa servante et traverse la Manche sur une feuille. Elle accoste dans le Golfe du Morbihan, marche avec sa servante dans les terres et arrive à Bignan. Là, un tyran du nom de Nizan la décapite parcequ'elle s'était refuser à lui. Elle poursuit son chemin en portant sa tête jusqu'à Naizin, mais elle entend dans le bourg une jeune fille qui injurie sa mère et va plus loin jusqu'à Noyal Pontivy. En route, trois gouttes tombent de son cou et donnent naissance à trois sources. Elle s'arrête enfin et meurt là où s'élève aujourd'hui la chapelle Sainte-Noyale de Noyal-Pontivy (56).




Sainte Erémentienne :

D'après la tradition, Erémentienne est une sœur de lait de sainte Agnès, puis sa servante quand elles ont grandi. Après le martyr de sa maîtresse, elle défend son tombeau et est lapidée par les païens. La tradition veut qu'Erémentienne ait marché jusqu'au tombeau d'Agnès en maintenant ses entrailles à l'aide d'une pierre. Elle est implorée pour les douleurs intestinales.




Saint Jean-Baptiste :

Considéré comme le dernier prophète et cousin du Christ, qu'il baptise sur les bords du Jourdain, Jean- Baptiste mène une vie ascétique et pieuse. Il dénonce plus tard la vie scandaleuse d'Hérode, qui le jette en prison et le fait décapiter pour récompenser sa nièce Salomé d'avoir dansé pour lui. Il est souvent représenté en ermite, vêtu d'une peau de bête. Il porte parfois un bâton se terminant en agneau crucifère.




Saint Gildas :

Moine irlandais arrivé en Bretagne au VI, il s'établit à Rhuys en 536. Il fonde un monastère et une école très fréquentés, puis se retire dans les terres avec son compagnon Bieuzy. Il harangue les foules du haut du rocher de l'ermitage Saint-Gildas, sur les bords du Blavet, et rencontre un vif succès. Après avoir guéri Tréphine et lui avoir permit de mettre Trémeur au monde, il repart vers Rhuys laissant à Bieuzy le soin d'évangéliser les populations de l'intérieur.




Saint Julien :

Dit l'hospitalier, patron des pèlerins, voyageurs et aubergistes. Au cours d'une chasse, Julien rencontre un cerf qui lui fait la prédiction qu'il tuera son père et sa mère. Pour fuir ce destin tragique, Julien s'expatrie, devient chevalier et se marie. Mais ses parents chagrinés par son départ partent à sa recherche, trouvent la maison de Julien et sont accueillis par sa femme. Elle les installe dans la chambre conjugale. Durant la nuit, le maître rentre, croit voir sa femme couchée avec un amant et les tue tous les deux. Il s'enfuit de nouveau et se fait ermite près d'une rivière et aide les pèlerins à traverser. Il offre un soir l'hospitalité au Christ sous les traits d'un lépreux et obtient ainsi son pardon. Il est représenté en chasseur avec le cerf, ou près d'une barque.

Saint Yves :

Né en 1263 dans le Trégor, Yves Hélory de Kermartin fut nommé au terme de ses études de droit à Paris et Orléans, official à Rennes. Il devient célèbre pour son équité et se fait particulièrement l'avocat des pauvres et des petits. Il est souvent représenté en soutane et surplis entouré d'un riche qui tente de le soudoyer et d'un pauvre qui implore sa protection et sa justice.




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