Pascal Pesez
Vit et travaille à Valenciennes, Nord
Opening 2
Confronté à l'histoire de sainte Noyale, narrée sur les lambris peints, le polyptyque de Pascal Pesez nous parle d'une peinture organique, se situant dans le champ de nos perceptions - entre réel et abstraction. Au sein d'une matière foisonnante - blanche et colorée, le rouge comme une blessure -, notre regard va et vient entre reconnaissable et méconnaissable, entre apparition et disparition, des formes familières et lointaines.
Ouvert, le tableau laisse place à la blancheur - délitement, apaisement et évanescence -, blancheur de sainte Noyale dans son errance, blancheur du mur. Le polyptique s'ouvre sur lui-même et semble par-là même pouvoir ouvrir le mur. Nouvelle béance, blanche.
Le tableau devient un objet - physique - à manipuler, à ouvrir et fermer. L'œuvre se constitue d'une multitude de points de vue possibles. Elle se fait " mobile ". Impossible à saisir dans sa globalité, il nous faut la " parcourir " et se déplacer. Étrange retable, " ce tableau (…) s'articule, un peu comme un langage " .
Pascal Pesez, 2008, entretien avec Aurélie Cavanna.
|