situation sur carte Bernard Cousinier


Julien Perrier
Retrouver l'Artiste exposant
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Epoque : au tournant des XVIème et XVIIème siècles, la tour date du XVIème siècle,
la charpente du début XVIIème siècle (la date de 1610 figure sur une sablière)


Caractéristiques extérieures :
croix latine, chevet plat, tour occidentale en pierre
Caractéristiques intérieures :
lambris peints, sablières sculptées
Saint dédicataire : Notre-Dame-de-Joie


Il semble que le berceau du christianisme dans la région de Pontivy
se situe sur les paisibles rives du Blavet au Gohazé.
Une paroisse existait à cet endroit dès le XIIème siècle
mais on peut supposer une implantation plus ancienne.


La chapelle actuelle a été édifiée entre la fin du XVIème et le début du XVIIème siècle comme l'indique la décoration de style gothique flamboyant très influencé par la Renaissance italienne.

Une tour-porche assez massive, surmontée par un clocher couvert d'ardoises, occupe le pignon ouest. Elle s'ouvre par une porte en plein cintre, ornée de petits chapiteaux. La façade nord ne comporte pas de fenêtre comme c'est souvent le cas dans les chapelles de la région. Par contre les murs sud sont habilement décorés de petites têtes aux angles des pignons ou sur les murs. La porte de la nef est surmontée d'une niche destinée à recevoir une statue, aujourd'hui absente. Elle est enrichie de voussures sculptées et de pilastres dans un décor de crochets et de fleuron. Le transept quant à lui s'ouvre par une porte en accolade simple et une fenêtre étroite en arc brisé à ébrasement concave. Le pignon supporte des sculptures aux angles et des crochets sur les rampants. Le chevet, orné de pinacle, laisse voir une très belle maîtresse vitre à quatre lancettes et décor de mouchettes et de quatre-feuilles. Des fragments du vitrail d'origine, comportant encore intact les blasons des Rohan et d'Yves de Pontsal, évèque de Vannes au XVèmesiècle, permettent de dater l'œuvre du troisième quart de ce siècle.
L'intérieur de la chapelle se caractérise par son lambris peint de motifs floraux qui ne sont pas sans rappeler le style du plafond de l'église paroissiale de Saint-Thuriau. On sait qu'ils ont été restaurés dans les deux bâtiments au XIXèmesiècle, peut-être par le même artisan… Les entraits sont sculptés de têtes de crocodile et un blason orne leur centre. Entre eux, les sablières décorées montrent les personnages habituels, dévorants ou dévorés, et se terminent par des blochets en forme de tête humaine dans le chœur. Des niches du XVIIème siècle abritent les statues en bois polychrome de sainte Anne, saint Cornély et saint Cado. Les œuvres originales ayant été volées, ainsi que la statue processionnaire de Notre-Dame-de-Joie, celles-ci furent réalisées d'après les originaux et placées dans la chapelle au cours des années 1990.
A proximité de la chapelle, on peut voir la fontaine du Gohazé et un calvaire décoré de montants qui délimitent un cadre étroit et fermé à une scène traditionnelle de crucifixion.


Vitraux représentant des Scènes du Nouveau Testament
Verre peint - Troisième quart du XVe siècle - .M.H


Cette rare verrière du XVème siècle se compose de quatre lancettes achevées dans la partie supérieure par un remplage flamboyant, constitué de mouchettes et de quatre-feuilles. Au centre d’un motif losangé, trône un Christ en Majesté entouré d’anges, dont deux musiciens dans les mouchettes latérales.
Deux des quatre trèfles conservent leur blason intact : celui des Rohan (de gueules à neuf macles d’or) et de Pontsal (de gueules à trois besants d’or accompagnés de six hermines), seigneurs fondateurs et donateurs du vitrail.
ans la partie basse, six panneaux alignés entre les meneaux narrent des épisodes du Nouveau Testament : La Crucifxion, La Fuite en Égypte et le Repos pendant la Fuite, le Massacre des saints Innocents, L’Annonciation et L’Adoration des Mages. Deux autres présentent probablement les donateurs agenouillés. Chaque scène est surmontée d’un dais gothique, peint à la grisaille et relevé de jaune d’argent.
À la base de la baie, une création contemporaine met en valeur cette composition de XVème siècle.
Cette verrière, par son fenestrage, le dessin des remplages à courbes et contre-courbes et les dais architecturés, est un bel exemple de gothique flamboyant, d’influence normande. L’alliance des armes des Rohan et de celles d’Yves de Pontsal, évêque de Vannes, puis vice-chancellier du duc, permet de la dater du troisième quart du XVème siècle.
D.M