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Marcel Dupertuis

Etait présenté en 2010 à  la chapelle Notre-Dame de la Houssaye, Pontivy

Né en 1941 à Vevey
Vit et travaille à Lugano (Suisse) et en Bretagne.

Qui dit ligne, tracé, ruban, sous-entend pour les déployer la présence de l’espace, du blanc, du vide. (…) L’oeuvre de Dupertuis a donc toujours eu maille à partir avec le vide. Pas de masses, pas de volumes compacts, pas de plein, juste des échafaudages, des squelettes d’architecture, des figures creuses qui rappellent le corps sans organes dont parlait Artaud. (…) Dans son acceptation habituelle, le baroque est un art du plein, de la profusion et de l’excès. Dupertuis, lui, invente un baroque du vide. Un baroque existentialiste qui agglutine compulsivement des particules de matière " pauvre " sur d’improbables écheveaux de fils de fer. Car après l’acier dur et industriel, puis le bronze classique et noble, c’est du papier mâché que le sculpteur fait sa matière première. Matériau dérisoire et précaire s’il en est ! Il lui permet de " dessiner " dans l’espace en variant l’épaisseur du " trait " et de façonner presque à tâtons ses corps écartelés, ses sacs de noeuds anthropomorphiques, ses entrelacs de nerfs, muscles et ligaments sans chair ni peau. (…) Enfin le papier, coloré dans la masse, lui offre aussi la possibilité de sculpter la couleur. Une dimension essentielle qui appelle la complémentarité du dessin, de la peinture et de la gravure. Désormais, l’oeuvre chemine en parallèle sur plusieurs plans qui se relancent et se fécondent les uns les autres.

Françoise Jaunin, (extraits) catalogue de l'exposition de Marcel Dupertuis à la Galleria Palladio de Lugano, 2005

Entretien radiophonique avec Marcel Dupertuis

En partenariat avec Radio Bro Gwened